Overblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Ephesys.over-blog.com
Publicité

Leçon de m****

Leçon de m****
Publicité


M'aimais tu autant que tu le disais? Qu'est ce qu'il reste de cet amour... Un profond bien être d'avoir tourné la page? Un malaise constant qu'elle n'est pas moi? Le soulagement de te sentir enfin compris ? La liberté d'être toi même? Est ce que moi aussi je te manque? Au moins un peu ...


La question la plus importante étant si tu as tourné la page pourquoi n'arrive tu pas à me pardonner?


Si la vie continue pour toi, en mieux, pourquoi ne me libères tu pas? Pourquoi refuser toujours de me parler si tu n'as plus cette crainte d'être jugé puisqu'en souvenir de nos dernières prises de tête tu n'avais déjà plus peur de me faire mal.


Je me suis fait violence pour me rappeler comment tu avais pu me parler d'elle.

"J'ai une amie qui est maman, une maman formidable, qui est d'accord avec moi.."


D'accord avec toi sur le fait que j'étais un monstre, une mauvaise mère. J'ai été jugée par celle à qui tu as RÉUSSI A TE CONFIER.


Ce sont MES BLESSURES à moi, celles que tu m'as aussi infligée, volontairement ou non, celles pour lesquelles tu ne t'excuseras jamais.


"Tu es parano, il n'y a rien entre elle et moi" au retour d'un week end durant lequel vous êtes partis avec notre fils au bord de la mer, alors que moi souvent tu ne voulais même pas m'accompagner au bout de la rue.


"Il n'y a personne d'autre que toi, je ne peux pas, je ne veux pas" et cette conversation un soir sur les bords de Loire ou tu finis par avouer, contrit, "une fois, une seule, ça ne comptait pas"


Je ne t'ai jamais dit que je savais que ce soir là tu étais venue me rejoindre avec une voiture à elle. Que je suis rentrée effondrée. Que ma coloc déprimait de me voir refuser de me nourrir, de communiquer, bonne qu'à pleurer.


Lorsque c'est ton ancien coloc a toi qui par vengeance ou curiosité m'a appelé pour répondre à la question "Nico n'habite plus avec toi" je suis restée étrangement calme. Démentant ta version de l'homme trompé.


Ce soir là c'est comme si j'avais quitté mon corps et que je me regardais abasourdie écouter la voix d'un inconnu qui m'expliquait toute la vision d'horreur que tu avais de moi.


Et le pire c'est que je n'y croyais pas. Tout mon être refusait cette vérité. Lorsqu'il m a demandé d'aller expliquer a la même femme que vous convoitiez que je n'étais pas celle que tu disais je crois que j'ai accepté pour qu'elle me dise que tu n'avais jamais fait, dit ou pensé ça.


C'est précisément a cet instant que quelque chose en moi s'est fracturé. J'ai su que tu mentais. Lorsqu'elle m'a dit qu'entre elle et toi c'était "compliqué" que je n'avais pas à savoir ce qu'il en était, mais qu'elle écoutait attentivement ce que je lui disais allant jusqu'à me poser des questions ça m'a définitivement confortée dans ce que je craignais.


J'ai été bonne joueuse même si tu me l'as reprochée. J'ai fait taire ma colère. J'ai admis que je comprenais qu'il était facile de tomber amoureuse de toi. J'ai souhaité qu'elle sache t'aimer mieux que moi. Et je le pensais.


Toi par contre à ce moment précis je ne te souhaitais clairement pas sincèrement le bonheur.


Alors même si je sais maintenant que c'est parce que je voulais bien te laisser faire, tu m'avais si souvent fait culpabiliser, si souvent fait croire que c'était possible, tu m'as gardé prisonnière.


Les réseaux sociaux ont fini le travail. Ça ne s'est pas fait comme ça, chronologiquement, la preuve qu'aujourd'hui encore j'analyse une publication du mois de mars, le partage d'une chanson, et de la même façon depuis ce coup de téléphone, je ne sais plus si elle m'était adressée.


Ça aussi il a fallu que je me retrouve a ta place pour comprendre que la trahison lorsqu'elle est s'impose à nous on remet TOUT en question.


Parce que j'ai trop souffert de tes suppositions je ne t'ai pas fait subir les miennes. Mais comme tous les doutes lorsqu'ils s'installent la méfiance grandit.


Malgré tout fin d'année tu reviens, avec ta tristesse, tes reproches, ta colère... Le soir de Noël, clouée dans mon canapé je subis tes assauts et parce que je ne sais pas t'aimer autrement j'essaie de relativiser.


"Tu es drôlement belle pour quelqu'un qui ne fait rien ce soir"


C'est vrai que j'avais voulu apparaître moins désespérée, que j'avais envie de laisser notre fils venir faire Noël sans moi avec toi sans toi qu'il s'inquiète et que quelque part je voulais te provoquer.


En cette période j'ouvre mon cœur, tu sembles vouloir le faire aussi. On en parle pas, tu reviens ici. Mais tu ne m'aimes plus. Tu n'as pas pardonné. Et moi encore une fois j'ai naïvement espéré.


On n' a pas parlé assez, ni avant, ni pendant ni après. Menant un autre combat j'avoue que je voulais seulement profiter du moment présent. On n'a pas parlé. Suite à ça nos quelques échanges se sont limités a hurler ou s'ignorer.


Comment fais tu pour construire avec elle ? Aussi bien soit elle ? L'aimes tu ? D'un amour plus grand que celui qui m'a monopolisé presque 6 ans ?


Pourquoi ne coupes tu pas net ce lien qui nous unit encore? Ce lien qui ne te retient toi plus de rien, mais qui me pousse à espérer te voir te garer lorsque je regarde par la fenêtre ou lire enfin un message personnel ?


A mes dépends personnellement je sais qu'il vaut mieux t'attendre vainement que faire semblant.


"La fille com-pliquée"

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article