2 Juin 2016
Celles comme celle ci où tu reviens... Pas sexuellement uniquement. Ça ne nous a jamais mené à rien de toute façon.
"Laisse moi te faire l'amour pour la dernière fois, après tu ne seras plus là"
On a pourtant refait l'amour, dans mon canapé, dans le tien, dans ma salle de bain. On a joué à se chauffer sur la route en allant à Dijon etc..
Ce que j'avais toujours considéré comme l'aboutissement de tes sentiments a fini par ne plus me suffire. Je voulais juste t'entendre me parler...
"Et on appelle ça ATTIRANCE PHYSIQUE, parce que je te prendrais bien violemment contre un mur à chaque fois que je te croise c'est un peu trop direct "
Une nuit comme celle là n'encourage pas mon équilibre mental. Lorsque le subconscient me rappelle violemment que la clef serait de communiquer et que tu t'y es juste refusé si souvent j'ai envie de mourir.
Que tu reviennes... Que tu aies une conversation qui mette un terme à tout ça.
Aussi violente puisse t-elle être je voudrais la vérité. De ta bouche. Une seule fois.
12 ans après j'ai bien reçu un appel hier du père de ma fille que tu as élevé. Ironie.
Il est marié, a construit la vie qu'il voulait à tout prix (il n'a juste pas de chien) et il revient pour parler 12 ans après.
Mais je n'ai pas envie de lui parler à lui. Pour dire quoi ? Que c'est toi que j'aime. C'est encore comme ça que ça va se terminer et il va me dire encore une fois que tu ne me comprendras jamais.
Alors si c'est vrai pourquoi j'ai mal de toi...
Pourquoi rien n'est à la hauteur de la vie qu'on a eu. Pourquoi je crève de vouloir refaire les choses autrement.
J'ai peur. Peur que tu ne me libères jamais. Peur que tu reviennes trop tard, quand l'accumulation de tes silences m'aura trop fait pleurer comme hier et que je serai fatiguée de m'excuser de t'aimer.
Si demain je disparaissais j'ai peur que tu restes avec tout ce que tu n'as jamais exprimé et que cela te fasse souffrir toi cette fois.
Je suis fatiguée, je dois affronter cette nouvelle journée sans toi. Ou plutôt je suis sensée vivre cette nouvelle journée sans toi puisque c'est un jour particulier, l'anniversaire de ma fille. Un événement plutôt heureux pour lequel il faut enfiler le masque de la maman épanouie.
Remarque ça je sais parfaitement faire, leur montrer une maman intouchable et leur donner l'impression que je gère parfaitement la situation.
Dans ma façon d'aimer je crois que je dois les protéger. Me laisser submergée de peine ne serait pas les aider. Et si hier soir je me suis excusée auprès de toi encore, c'est parce que toi aussi tu n'as pas à le supporter.
La fierté c'est sensé protéger, ça semble fonctionner pour tout le monde, pour toi...
Mais si elle fausse la partie je crois qu'il vaut mieux la mettre dans sa poche que de rester sur des non dits.
Pour toi cette fierté je choisis de l'ignorer, uniquement quand ça te concerne en tous cas. C'est cette fierté qui m'a mené là où je suis.
C'est à cause de la fierté que je rêve de toi la nuit.
"La fille com-pliquée"