4 Juin 2016
Et si depuis 2 ans nous avions effectivement changé.
Et si on prenait le temps de se redécouvrir, si on prenait le temps cette fois, et si ce qu'on découvre cette fois ne nous plait pas alors effectivement on perdrait notre temps.
Et si on admettait que l'autre a vécu sans nous, a rencontré de nouvelles personnes, a atteint des buts ou s'en est fixé de nouveaux.
Et si physiquement il ne se passait plus rien, là aussi ça ne servirait à rien.
Et si on essayait juste, parce que tout le monde ne peut pas vivre avec des regrets et que la vie et trop courte pour toujours reculer pour mieux sauter.
Et si nous faisions les choses normalement, ça nous changerait.
Parce que de mon point de vue toute cette période creuse oú il ne se passe Rien est une perte de temps.
Et si tu flanches par pitié ne te force pas, et si tu flanches tout court sans en avoir envie ne viens pas.
Je ne veux pas de pitié, je ne veux pas de cris, de haine, de colère, de larmes et de tristesse, je ne veux pas de reproches, de silences, je ne veux pas qu'on se mette la pression en se demandant ce qu'il faut faire ou pas, pour l'autre et en présence de l'autre.
Parce que si être nous ne nous suffit pas il faut brûler ce livre.
Parce qu'ouvrir la communication, ou faire tomber la carapace n'est pas un gage de fonctionnement mais d'essayer autrement.
Et si je pouvais tout entendre, mais que tu t'y refuses par crainte de mes réactions, tu encourages cette situation.
Et si j'avais changé par toutes ces remises en questions, et avais appris à me confronter au fonctionnement complexe de mon cerveau, plus forte des failles que j'ai décelées.
Et si j'étais devenue presque la femme que je voulais même si je ne suis pas fière de tout dans la façon d'y arriver.
Et si tu n'as plus besoin de moi mais que tu pouvais juste m'aimer. Même si pire et si peut être enfin tu sais ne plus pouvoir même m'aimer.
Et si il n'y a pas de véritable deuxième chance possible parce qu'en fait on arrivera jamais à se pardonner.
Et si j'avais les réponses à toutes ces suppositions mais que je n'arrêtais pas de t'aimer.
"La fille com-pliquée"